« Nous allons procéder à une évaluation minutieuse de nos relations économiques et commerciales avec la France. Au terme de celle-ci, bien sûr nous nous réservons la possibilité de réorienter, en toute souveraineté, certains flux vers d’autres partenaires plus prévisibles, plus conséquents et  surtout plus soucieux de l’égalité souveraine des nations ».

Une troisième mesures prise par l’Algérie, économique cette fois, en l’espace de 48h donc, après celles décidées plus tôt portant sur le rappel de son ambassadeur à Paris, puis l’interdiction de survol de l’espace aérien algérien aux avions militaires français opérant au Sahel dans le cadre de l’opération Barkhane. Ce qui fait dire aux observateurs que l’Algérie épuise ses mains alors que la crise n’en est qu’à son début.

Conséquences sur les entreprises françaises présentes en Algérie…

TSA estime qu’une telle décision serait lourde de conséquences pour les entreprises françaises qui sont fortement présentes sur le marché algérien, avec des filiales locales comme les banques Société Générale et BNP Paribas, Lafarge (ciment), Renault (voitures) et Sanofi (médicaments), ou en exportant directement leurs produits vers le pays.

Les chiffres…

En 2020, la France était le 2e partenaire commercial de l’Algérie avec des exportations de 3,6 milliards de dollars et une part de marché de 10,6%, derrière la Chine, avec 5,7 milliards de dollars d’exportations et une part de marché de 16,81%.

Sur la liste des pays clients de l’Algérie, la France arrive également en deuxième position derrière l’Italie (1er, 3,44 milliards de dollars), avec 3,25 milliards de dollars de produits algériens importés, devant l’Espagne avec 2,3 milliards de dollars, la Turquie (2,12 milliards de dollars) et la Chine (1,16 milliard de dollars).