Algérie: Le procès de l’ ancien ministre de la justice Tayeb Louh et frère de feu le président Saïd Bouteflika s’est ouvert aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de première instance de dar el beida, pour incitation à la contrefaçon de documents officiels, délit, abus de pouvoir, entrave au bon déroulement de justice et incitation à la partialité.

Al-Tayeb avait l’air élégant, comme d’habitude, dans son costume noir classique, lorsqu’il est entré dans le lieu désigné pour les détenus.

L’ancien ministre de la Justice a échangé des conversations avec sa commission de défense et à d’autres moments avec l’ancien inspecteur général du ministère de la Justice, Ben Hashem Al-Tayeb.

Alors que le frère de l’ancien président décédé, Saïd Bouteflika, apparaissait émacié et maigre dans son costume classique en entrant dans la salle, il n’arrêtait pas de parler et de chuchoter à l’homme d’affaires Ali Haddad, en écoutant attentivement ses propos, d’autant plus que la voix de Said Bouteflika a failli être entendu par les personnes présentes.

Il était neuf heures et demie du matin, lorsque les détenus sont entrés dans la salle de session n° 1, et l’homme d’affaires et ancien président du Forum des hommes d’affaires « Afcio », Ali Haddad, a été le premier à entrer dans la salle en provenance de la prison de Batna, comme il apparaissait en meilleur état qu’il ne l’était lors du procès qu’il a été reconnu coupable de 12 ans de prison.

Tandis que l’ancien ministre, Al-Tayeb Louh, a été le deuxième à entrer dans la salle d’audience, qu’il a inaugurée lorsqu’il était ministre de la Justice, en gardant les scellés.

Aux premières heures de la journée, les abords du tribunal de Casablanca ont connu des renforts de sécurité pour la police et la gendarmerie, accompagnés d’un durcissement des procédures d’entrée.

Pour rappel, en marge des discussions qui ont eu lieu dimanche en audience du tribunal, avant d’annoncer le report du dossier, l’équipe de défense de l’ancien ministre Al-Tayeb Louh, ainsi que l’ancien secrétaire général du ministère de la Le juge Bin Hashem Al-Tayeb a soumis une demande de libération au cas où aucun d’eux n’aurait été détenu pour une autre raison, qui est la demande. Après délibérations, le tribunal pénal l’a rejetée à l’appui des requêtes de l’accusation.

La défense a également demandé au tribunal, avant d’ouvrir à nouveau le dossier, de montrer le document pénal dans le dossier pour lequel les accusés ont été envoyés pour examen par la défense, et il était représenté dans le mandat d’arrêt contre Chakib Khalil.

Alors que l’état-major de la défense protestait, lors des débats judiciaires, contre les conditions sanitaires dans lesquelles le procureur de la République a été amené au tribunal de Tlemcen comme témoin dans le dossier, alors qu’il était transféré de l’établissement pénitentiaire à la salle d’audience en fauteuil roulant et en mauvais état santé, au point de perdre le contrôle de ses actions et de tenter de heurter l’un des éléments de sécurité tout en l’aidant à régler son siège de manière confortable, rapportent les mêmes sources.

La défense des prévenus a jugé la présence de l’ancien procureur du tribunal de Tlemcen inutile car incapable de bouger ou de parler, et a demandé la désignation d’un expert pour examiner ses capacités mentales et physiques.