Londres serait la plaque tournante de l’évasion fiscale mondiale

Pandora Papers

M.A

Figurines caricaturales dénonçant l'évasion fiscale

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Vladimir Poutine, Tony Blair, Dominique Strauss-Kahn… 35 dirigeants et plus de 100 milliardaires sont exposés par les Pandora Papers, révélant de nombreux secrets fiscaux. Cinq ans après les Panama Papers, 12 millions de pages de documents dénoncent les agissements de nombreuses personnalités publiques grâce à l’investigation de plusieurs centaines de journalistes.

Au moins 11,3 trillions de dollars sont détenus offshore dans le monde, selon une étude de l’OCDE. Face à ces agissements financiers de l’ombre, des journalistes d’investigation travaillent jour et nuit pour mettre la lumière sur les rouages de l’évasion fiscale. Les Panama Papers avaient créé une onde de choc en 2016 en mettant en cause des noms célèbres tels que le prince Charles ou Lewis Hamilton. Mais selon les spécialistes, les Pandora Papers seraient « sous stéroïdes […] plus larges, plus riches et détaillés ». Une aventure gigantesque qui marque de grandes innovations dans le monde de l’investigation : c’est la première fois qu’autant de journalistes à travers le monde sont réunis dans ce cadre.

Pandora Papers : des chiffres sous stéroïdes

Le Consortium International des Journalistes d’Investigation (ICIJ) est né en 1997, puis devenu indépendant vingt ans plus tard. Basé à Washington, cet organisme a été à l’origine de plusieurs fuites de documents comme les Panama Papers ou les Paradise Papers. Cette fois-ci, plus de 600 journalistes à travers 117 pays ont réuni leurs forces de recherche pour éplucher 12 millions de pages de documents divers : images, mails, rapports, notes…répartis dans 2,94 téraoctets de données. Les Pandora Papers ont été dévoilés dimanche 3 octobre 2021 à 150 organes de presse partenaires, dont The Guardian, Le Monde ou encore The Washington Post.

Un an et demi d’investigation a permis d’aboutir à la plus grosse fuite de données de cette série, dénonçant les combines de plus de 100 milliardaires, 35 dirigeants étatiques et 300 fonctionnaires. Les Pandora Papers exposent en effet 29’000 sociétés offshores, révélant les rouages internes de l’optimisation fiscale dans plus de 90 pays. Les entreprises en question sont engagées par de riches personnalités pour créer des structures offshores et des fonds dans des paradis fiscaux en Suisse, à Monaco, au Panama ou encore à Dubaï. Londres est considérée comme la plaque tournante de ce système financier, puisque la capitale britannique est le domicile d’une multitude d’avocats, d’agents et de dirigeants gérant les fonds de cette clientèle fortunée.

Des noms ressortent dans la liste : Tony Blair, Boris Johnson, le roi de Jordanie…

Parmi la longue liste de personnes mises en cause par les Pandora Papers, certains noms ressortent. Boris Johnson et le parti conservateur britannique en font partie : la fuite de données comporte des divulgations sur les principaux donateurs du parti. Mais BoJo n’est pas le seul Premier ministre mentionné : Tony Blair, à la tête du gouvernement entre 1997 et 2007, a été dénoncé par les Pandora Papers. Bien que les agissements dont il est question ne soient pas illégaux, les documents démontrent que le couple Blair a économisé 312’000£ en taxes foncières lors de l’achat d’une propriété londonienne à une famille bahreïnie fortunée. On comprend alors les failles facilitant l’optimisation fiscale pour une multitude de riches propriétaires terriens.

Le Roi Abdullah II de Jordanie se révèle quant à lui être à la tête d’un empire immobilier secret de 100 millions de dollars, grâce à la création de plus de 30 sociétés offshores. Il possèderait ainsi des propriétés éparpillées entre Malibu et Londres, en passant par Washington D.C.

La lecture de la liste des Pandora Papers permet de faire le tour du monde : trois anciens présidents panaméens, le Président de Chypre, le Premier ministre de la République Tchèque, ou encore l’ancien Président du FMI : Dominique Strauss-Kahn. Les politiciens ne sont pas les seuls dont les secrets financiers ont éclaté au grand jour, puisqu’on mentionne également la chanteuse Shakira ou la mannequin Claudia Schiffer.

Les Pandora Papers visent dans un premier temps le cabinet d’avocats Alcogal, basé au Panama, qui est impliqué dans la création de sociétés offshores pour dissimuler la fortune de plus de 160 personnalités politiques et publiques. L’explosion d’un tel scandale met en évidence le monde des finances de l’ombre et les rouages complexes permettant une optimisation fiscale constante, plus ou moins légale. On comprend également grâce à cette fuite de données que les États-Unis s’avèrent être un paradis fiscal de premier choix. L’État du Dakota du Sud par exemple, abrite des milliards de dollars de richesses liées à des individus accusés de délits financiers dans le passé.

Réactions immédiates de nombreuses personnalités

A la vue de ces révélations, Joe Biden s’est engagé à diriger des efforts internationaux pour apporter de la transparence au système financier mondial. Il semble cependant que l’onde de choc créée par les Pandora Papers le 3 octobre n’en finisse pas de s’agrandir. Même si, dans la plupart des pays, les faits en question ne sont pas susceptibles de poursuites, ils entachent l’image d’une élite déjà critiquée, et ont suscité des réactions immédiates de part et d’autre du globe.

Bien que le nom de Vladimir Poutine n’ait pas été directement cité,. Son porte-parole au Kremlin a qualifié ces documents « d’allégations non fondées », et s’est empressé de renvoyer la balle aux États-Unis en critiquant l’évasion fiscale qui a lieu sur le territoire américain.

En Grande-Bretagne, les déclarations sont allées de bon train aujourd’hui. L’Institut Tony Blair a accusé The Guardian de déformer délibérément l’achat des locaux du couple Blair, et affirme que Tony et Cherie ont toujours payé l’intégralité de leurs impôts et n’ont jamais eu recours à des systèmes d’évitement offshore, quels qu’ils soient. Le Premier ministre actuel rejette également en bloc les divulgations de l’ICIJ : « tout ce que je peux dire à ce sujet, c’est que tous ces dons sont examinés de manière normale, conformément aux règles qui ont été établies sous un gouvernement travailliste. Donc, nous les contrôlons tout le temps. ». De son côté, Rishi Sunak, le chancelier de l’Échiquier, a déclaré que la réputation de Londres comme étant la capitale mondiale de l’évasion fiscale « ne devrait pas être une honte”. Il promet également que les autorités fiscales britanniques examineront les leçons à tirer de cette fuite de données.

Histoires interdites du financement des ONG de droits de l’Homme et de protection des journalistes

A.A le 5 octobre 2021

Mon grain de selCes ONG qui déclarent leur défense des droits de l’homme ne sont que des écrans pour des objectifs qui n’ont aucun lien avec les droits de l’hommme. Elles obéissent à un agenda tracé par leurs pourvoyeurs de fonds comme George Soros.Que ce soit aux États-Unis ou dans l’Union Européenne,  les droits de l’homme ne sont pas respectés comme le montrent plusieurs enquêtes à ce sujet. Alors, crier aux droits de l’homme dans les pays qui ne sont pas inféodés à l’Occident n’est qu’un leurre pour s’immiscer dans leurs affaires intérieures et provoquer des dissensions au sein de leurs sociétés et qui peuvent aller jusqu’à la guerre civile.Ahmed MiloudDans ce dossier, Atlasinfo décrypte comment les Fondations américaines ont instrumentalisé la cause des droits de l’Homme et mis au pas la presse mondiale, sous couvert de la philanthropie. Une en particulier mène la danse depuis près de 40 ans : la Open Society Foundation du magnat américain de la finance, George Soros. Fort de sa puissance financière, le multimilliardaire a mis en place un système de stratégies d’influence qui prend appui sur la société civile. Il la dote de moyens colossaux pour atteindre des objectifs géostratégiques et économiques intimement liés aux cercles du pouvoir américain. Histoires interdites du financement des ONG de droits de l’Homme et de protection des journalistes  dans Droits de l'homme sorosPour un militant épris de justice et de liberté, Il n’y a rien de pire que de découvrir que l’organisation de droits de l’Homme à laquelle il a dédié une partie de sa vie, s’est égarée pour se soumettre à une ligne de conduite dictée pas ses bailleurs de fonds, avec des pratiques en contradiction avec ses convictions. Pour un journaliste opérant au sein d’une organisation qui affiche des ambitions de protection des journalistes, cela est encore plus douloureux. Distribuer les bons ou les mauvais points, « sucrer » une information importante parce qu’elle implique un donateur ou en surexploiter une autre parce qu’« on » l’a demandé, c’est tout simplement sacrifier ses valeurs morales et éthiques. Ces pratiques font l’objet de l’une des plus grandes omerta de ces 40 dernières années. Les rares journalistes et chercheurs qui ont tenté de lever le voile sur l’opacité des financements de ces organisations se sont vus traités de « vendus », ou suspectés de collusion avec des services de renseignements quand ils n’ont pas été accusés de corruption pour avoir tenté de briser la loi du silence autour de l’édification d’une mégastructure internationale, construite pendant 40 ans par le milliardaire américain George Soros.

« Un chef d’état sans état »

C’est ainsi que celui qui a fait sauter la Banque d’Angleterre en 1992 en contournant les failles du système monétaire européen, aime à se définir. Une attaque spéculative qui a dopé sa fortune et lui a fait voir les choses en très grand : soumettre le monde à son modèle de société « ouverte », et favoriser l’expansion de son empire économique. COROS Droits de l'homme dans ONGRares sont ceux qui osent s’opposer à lui, tant il a investi de milliards de dollars pour élaborer un réseau hors normes avec deux axes essentiels : la société civile et les institutions gouvernementales. Pour accompagner cette stratégie, il faut évidemment façonner l’opinion publique et ce pas uniquement à travers les médias mais tout ce que l’encadrement, la formation et l’organisation des journalistes peut offrir comme relais. Ainsi, dans la toile tissée à travers la Open Society Foundation se retrouvent ONG internationales ou locales, médias, comités de protections des journalistes,  plateformes collaboratives d’investigation, Universités,  think tank, partis politiques, syndicats et tout autre entité ou personne pouvant exercer une influence en faveur du projet de George Soros, partout à travers le monde. Pour réussir, il fallait à celui qui a joué des coudes pour construire sa fortune colossale dans la finance, commencer par bâtir une image de philanthrope épris d’une humanité débordante.

“Saint George et ses improbables croisades”

soros1-1 George Soros FinancementParticulièrement satyrique Le Time consacrera le 1er septembre 1997 une Une à “Saint George : et ses improbables croisades”, qui vont de la politique à l’immigration en passant par la dépénalisation de la drogue, la défense des minorités ou encore la cause LGBT+, construisant sa stratégie sur la démocratie et la justice sociale, la défense des faibles pour provoquer la chute des puissants, tout ceux en tout cas qui encombreraient sa route vers l’édification d’une société transnationale.

Le Parti Démocrate en toile de fond

Sur le plan politique, il n’a jamais fait mystère de ses positions démocrates, finançant généreusement les campagnes de John Kerry en 2004 face à Georges W bush, Barack Obama qu’il avait commencé à soutenir en tant que sénateur de l’Illinois, Hillary Clinton face à Trump en 2016 et un cortège de sénateurs démocrates, évidemment, qui lui sont tous acquis à jamais . Ils partagent tous une certaine vision de l’organisation du monde avec un marketing fondé sur les valeurs de la démocratie pour mieux mettre au pas tout pays qui se sentirait les épaules un peu trop solides face aux Etats Unis d’Amérique. La Crimée, l’Ukraine, la Hongrie, la Géorgie, la Russie, la Chine, l’Union Européenne et bien d’autres encore se sont vu affaiblir par la machine de guerre mise en place par Soros. En Afrique où les activités du milliardaire américain ne suscitent pas le même intérêt qu’aux Etats Unis ou en Europe, la République Démocratique du Congo et le Burkina Faso notamment ont été broyés par des manœuvres attribuées aux réseaux de George Soros.(En 2017, Open Society Foundation consacrait plus de 70 millions de dollars à ses activités sur le continent).

Alignement sur la politique étrangère américaine

Le magnat de la finance n’a aucune hésitation à travailler avec une partie des cercles du pouvoir américain quand cela est nécessaire. Mieux encore : il avance sensiblement au même rythme que la politique américaine, travaillant souvent main dans la main avec La NED, National Endowment for Democraty, émanation du congrès américain financée à travers l’USAID, l’Agence Américaine pour le Développement International. opensociety ONGUne phrase de son ancien président exécutif, Allen Weinstein résume sa mission.Il déclarait au Washington Post en 1991 : “a lot of what we do today was done covertly 25 years ago by the CIA” « la plupart des choses que nous faisons aujourd’hui étaient faites secrètement par la CIA il y a 25 ans ». En conjuguant leurs efforts, la NED et le réseau de la Open Society Foundation auraient travaillé à l’émergence, l’encadrement, la formation et le financement de nombreux mouvements de contestation dans plusieurs pays où le vent du printemps arabe a soufflé.

Un homme qui ne s’embarrasse pas de ses contradictions  

George Soros est partout et ne se formalise pas des contradictions qu’il peut présenter, comme l’explique Thibault Kerlinzin auteur d’une enquête passionnante « Soros, l’Impérial », publiée en 2019. C’est un démocrate mais qui est prêt à côtoyer des Républicains si le business l’exige. Il dénonce l’addiction des enfants aux jeux sur Internet mais est un grand investisseur dans des casinos. Il se fait le chantre de la démocratie mais finance les révolutions colorées. En 1993, il déclarait qu’il n’investirait pas dans les pays où agissent ses fondations, mais fait tout le contraire l’année d’après. Il dénonce la corruption et les pratiques illégales et prône la transparence mais fait tout pour échapper aux contrôles fiscaux, tout en finançant des ONG comme Transparency International. Il a des investissements dans les mines de charbon et le secteur pétrolier mais épouse la cause des défenseurs de l’environnement.

« La Soros Connection »

C’est tout cela à la fois le personnage Soros : le cynisme dans les affaires et un réseau dans au moins 100 pays pour l’accompagner dans le projet de démantèlement des sociétés auquel il aspire, distribuant les bons ou les mauvais points par organisations non gouvernementales et médias interposés. Selon Thibault Kerlirzin qui analyse la « Soros connection » faite d’intérêts et de renvois d’ascenseurs, nous serions naïfs de croire que le magnat de la finance aurait perdu ses longues griffes qui ont fait sa réputation de loup de Wall Street : quand Georges Soros donne, c’est toujours un investissement. « Le Maître des marionnettes”, comme le nomme Margaux Krehl dans un portrait qu’elle lui consacre dans Vanityfair.fr mis en ligne le 25 octobre 2018, est-il le manipulateur que décrivent ses adversaires ? Le fait est que le nom de ses fondations est associé à toutes les ONG qui voudront bien prendre les milliards qu’il a à revendre, et elles sont nombreuses. Depuis 1984, ce sont plus de 30 milliards de dollars qu’il a injecté dans Open Society Foundation avec l’ambition affichée de promouvoir “la gouvernance démocratique, les droits de l’Homme et les réformes économiques, sociales et légales”. En 2017, il annonçait le transfert de la somme étourdissante de 18 milliards de dollars de sa fortune personnelle aux comptes de sa fondation ajoutant qu’à son décès, l’essentiel de ses avoirs sera légué à Open Society Foundation. Enfin, en janvier, George Soros établissait un nouveau chèque d’un montant d’un milliard de dollars pour un projet de réseau d’universités qu’il considère être le projet de sa vie : « la survie des sociétés ouvertes est menacée et nous faisons face à une crise encore plus grande : le changement climatique », avait-il expliqué lors du dîner qu’il donne chaque année pendant le forum économique mondial de Davos.

A quelles ONG profitent ces sommes phénoménales ?

Enquêter sur la « Soros Connexion », c’est comme dérouler une pelote de laine sans fin et se rendre compte de la multitude de relais mis en place avec de grandes « ONG vaisseaux amiral », lesquelles elles-mêmes financent, stimulent et encadrent d’autres relais sur le terrain. HRW-1

Human Right Watch est un vaisseau amiral de tout premier plan pour la Open Society Foundation qui lui a versé en 2010 pas moins de 100 millions de dollars pour la période 2010-2020.HRW est régulièrement critiquée pour ses liens étroits avec des gouvernements et des « publications qui reflètent l’absence de normes professionnelles », analyse NGO Monitor « avec des partis pris idéologiques » régulièrement pointés du doigt.

« Toute organisation à but non lucratif qui accepte des contributions volontaires peut être soumise à l’influence de ses sponsors. HRW ne diffère pas des autres organisations à but non lucratif », pour Ivan Eland du « Center on Peace and Liberty de l’Independance Institut ». Pour l’exercice 2017-2018, les revenus de HRW se sont élevés à 92,1 millions de dollars. Le fondateur de HRW, Robert Bernstein, dont il a été président en pleine guerre froide de 78 à 88, ardent défenseur américain de la dissidence politique et de la liberté d’expression est décédé le 27 mai 2019 à l’âge de 96 ans, non sans laisser une tache indélébile dans le curriculum vitae de HRW. Robert Bernstein a publié une tribune parue dans le New York Times dénonçant sa propre organisation comme étant “morally bankrupt”, en faillite morale.

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L’inflation de mots utilisée par Amnesty International pour vanter son indépendance est telle qu’elle en devient suspecte. Ainsi, l’ONG qui totalise 295 millions d’euros de revenus pour l’année 2017 a également été financée par la Open Society Foundation de même que la NED, New Endowment Démocraty. Il est avéré que l’ONG qui assure ne recevoir aucun subside des gouvernements a également reçu des fonds du gouvernement britannique via son bras humanitaire, (DFID) de la Commission Européenne, des Pays Bas et de la Norvège.

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La Fédération Internationale des Droits de l’Homme a bénéficié en 2018 d’un revenu total de 8,7 millions d’euros. Open Society Foundation est citée en premier dans la liste de ses donateurs.

Reporters sans Frontières est régulièrement critiquée pour son financement par les fonds américains de la National Endowment for Democraty (Usaid) et l’Open society Foundation de Georges Soros. L’organisation a fait l’objet d’une enquête à lire absolument « la face cachée de Reporters Sans Frontières : de la CIA aux faucons du Pentagone », pour comprendre le fonctionnement de l’ONG.

rsf3-Elle est signée de Maxime Vivas, écrivain et cyberjournaliste, ex réfèrent d’Attac France. Il décrit « les financements honteux, les hargnes sélectives et les indulgences infondées » de RSF.

Investigative Journalism for Europe, qui soutient le journalisme d’investigation transfrontalier dans les pays de l’Union Européenne, est soutenue financièrement par des fonds de la NED et Open Society Foundation.

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International Consortium Investigative Journalists (ICIJ) fondé en 1997 par « the Center for Public Integrity » plateforme collaborative, est également financé par la Open Society Fundation, ainsi que la Sunlight Foundation que l’on peut aisément assimiler à George Soros puisqu’elle est substantiellement financée par lui. Basés à Washington, les promoteurs de ICIJ disent vouloir « inspirer et cultiver une communauté mondiale de journalistes et de lecteurs qui croient que le journalisme peut apporter des changements positifs ». Composé de 267 journalistes d’investigation dans 100 pays, International Consortium Investigative journalists s’était rendu célèbre pour son enquête sur les « Panama Papers », notamment.

International Freedom of Expression Exchange (IFEX) est le plus grand réseau mondial d’ONG qui milite pour la liberté d’expression. il regroupe une centaine d’organisations. La Open Society est l’un de ses soutiens financiers les plus importants.

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Freedom Of Press Foundation, qui compte Edward Snowden comme président du conseil d’administration, travaille en étroite collaboration avec International Consortium Investigative Journalists. La fondation compte Open Society comme bailleur de fonds.

Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), fondé en 2006, est un consortium de centres d’enquêtes, de medias et de journalistes opérant en Europe de l’est notamment. Il est financé par des subventions de USAID, le Département d’Etat Américain, la NED et Open Society Foundation. L’organisation a travaillé en collaboration avec ICIJ, notamment sur l’affaire des Panama Papers.

Attac (Association pour les Transactions Financières et pour l’Action Citoyenne) gravite également dans la galaxie Soros. Sa présidente d’honneur n’est autre que Susan George, écrivaine et militante altermondialiste. Elle préside le Transnational Institute (TNI), un think tank qui étudie l’impact et les conséquences de la mondialisation, financièrement soutenu par la Open Society Foundation.

Oxfam, ONG anglo-saxonne présente dans 90 pays qui collabore régulièrement avec Open Society Foundation aurait financé avec elle le mouvement « y en a marre au Sénégal », par exemple. Les ONG comme Oxfam pèsent à leur tour sur les institutions européennes et les programmes gouvernementaux. De nombreuses entreprises françaises et même l’Etat français, sont régulièrement épinglés dans les rapports d’Oxfam.

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La Bertha Foundation qui soutient la collaboration entre militants, conteurs et avocats et dont les « études de cas interactives explorent comment nos bénéficiaires luttent pour la justice sociale à travers l’activisme, les medias et la loi », est présente dans la liste des donateurs de plusieurs ONG. Elle œuvre à la concrétisation de nombreux projets dans le sillage de Open Society Foundation.

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Transparency International EU est financée par Open Society Foundation. Ce ne sont pas moins de 750 000 dollars qui ont été versés par la fondation de Georges Soros pour des travaux à réaliser entre 2018 et 2021. Après un piratage en 2016 baptisé Sorosleaks, des milliers de documents de la Fondation du milliardaire dévoilaient des fichiers portant sur la période 2008-2016 .Le financement détaillé de multiples ONG y était précisément consigné dans le cadre d’actions visant à influencer sur les élections européennes de 2014. Transparency International Latvia-Delna y figurait avec un financement de 78 320 dollars, Transparency International Bureau de Liaison avec l’Union Européenne avec  122 000 Dollars et Transparency  International Hongrie avec 117 403 dollars.

Center for Public Integrity, organisation de journalistes à but non lucratif créée en 1989 et qui a fondé la plateforme collaborative International Consortium Investigative Journalists, a reçu des fonds substantiels de la Fondation de George Soros. En 2002, elle lui a versé 1 million de dollars pour une période de 3 ans. En 2009 le Center for Public Integrity  indique avoir reçu la somme de 651 650 dollars de l’Open Society Foundation alors que le site de la fondation du magnat américain de la finance indique,lui, avoir verser 4 subventions à l’organisation de journalistes. Son intégrité a souvent été remise en cause notamment par le Wall Street Journal (en 2003).

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Mais c’est le Washington Post en 2011 qui a porté le coup le plus violent au Center for Public Integrity, révélant sous la plume vitriolée de Jennifer Rubin, les pratiques à partir desquelles le CPI prend part à des « campagnes » en partenariat avec des ONG, en l’occurrence Greenpeace pour cette affaire. Elle a été traitée par le Washington Post les 6 et 11 septembre 2011 sous le titre : « Is the Center for Public Integrity’s Work Advocacy or Journalism ? ».

La journaliste s’y interroge sur l’indépendance revendiquée par l’organisation de journalistes, lui reprochant de donner la liste de ses donateurs dont Open Society Foundation sans indiquer les montants versés alors que l’ONG prétend œuvrer pour l’intégrité et la transparence .Par ailleurs, Jennifer Rubin mettait le doigt sur l’étrange coordination entre le CPI et l’organisation Greenpeace, également bénéficiaire de donations de la fondation de George Soros, dans la médiatisation d’un rapport contre un industriel américain, l’un levant la balle et l’autre s’élançant pour la smasher .

Cet exemple est intéressant à détailler car il nous rappelle les mécanismes par lesquels Amnesty International et Forbidden Stories ont coordonné leurs actions le 22 juin dernier, pour la médiatisation d’un rapport dans lequel l’ONG de droits de l’Homme accuse le Maroc de disposer d’une technologie de la société israélienne NSO Group. Elle lui servirait, selon l’ONG , à espionner les journalistes et activistes marocains.

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Jennifer Rubin

Légitimement, Jennifer Rubin interroge le Center for Public Integrity qui a tout le mal du monde à lui répondre, sur sa marge de manœuvre face aux intérêts de ses donateurs. Si un media ou une organisation de journalistes reçoit des fonds « de groupes ayant une position particulière, et produit constamment des travaux qui confirment cette position, la question de savoir si le journalisme est vraiment objectif est posée », plaide la journaliste du Washington Post. Les lecteurs devraient être capables de se forger leur propre opinion sur le travail des journalistes du CPI et leur « indépendance » devant le poids et la pression de leurs bailleurs de fonds. borbiden1

A la lumière de cet exemple, qu’en est-il de Forbidden Stories fondée par Freedom Voices Network, qui a « travaillé » avec Amnesty International sur ce rapport? Qui sont leurs donateurs ? Leur site officiel nous indique qu’ils ont en commun avec Amnesty International, au moins la Open Society Foundation de George Soros. Laquelle fondation du milliardaire américain finance un autre soutien de Forbbiden Stories : « Investigative Journalism for EU », que nous avons évoqué plus haut.

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Enfin, nous ne pouvons pas ne pas relever que l’organisation hollandaise Vereniging Veronica qui fait partie des donateurs de Forbidden Stories, est dirigée  par Yoeri Albrecht, un ancien journaliste. Il est membre du conseil consultatif de la branche européenne de …Open Society Foundation.

Nul ne peut réellement dire que ces organisations non gouvernementales agissent plus pour des raisons politiques qu’humanitaires. Mais le fait est qu’elles ont toutes pour point commun un financement qui émane d’une même organisation tentaculaire au projet « sans frontières » affiché et qui agit sur le terrain de plusieurs pays avec un « laisser passer », voire un accompagnement des cercles du pouvoirs américains, démocrates en particulier. L’argent de la philanthropie n’a jamais été aussi disponible mais les bailleurs de fonds étudient avec précaution chaque donation octroyée en prenant soin de donner juste ce qu’il faut pour rendre « dépendantes » les ONG lesquelles, « sans ces financements auraient du mal à boucler leurs fins de mois », nous explique une membre du directoire d’une fondation française de tout premier plan. « La taille de notre institution ne peut absolument pas rivaliser avec les fondations américaines », dit-elle, précisant : « mais ce que je peux vous dire, c’est que nous nous rejoignons sur un point : quel que soit le montant de la donation, nous attendons tous des contreparties. Elles peuvent prendre différentes formes, se manifester à différents moments, être différées dans le temps. Mais un jour ou l’autre, pour la quasi-totalité des donateurs, cette contrepartie doit arriver».

un documentaire nécessaire pour « qu’on regarde en face notre histoire »

« Colonisation »

Le siècle de conquête coloniale est longtemps resté une période tue de notre histoire. Pour sortir du « déni collectif », le réalisateur Hugues Nancy y consacre un documentaire dense et illustré ce lundi 4 octobre.

Le documentaire
Le documentaire « Colonisation, une histoire française » est diffusé sur France 3 le lundi 4 octobre 2021

DOCUMENTAIRE – Regarder en face notre passé pour éclairer notre présent. France 3 diffuse ce lundi 4 octobre un documentaire en trois épisodes, intitulé Colonisation, une histoire française, et dont Le HuffPost est partenaire.

Réalisé par Hugues Nancy, il raconte plus de 100 ans de notre histoire, de 1830 à 1945, au cours desquels la France a conduit une expansion sans précédent en Afrique et en Asie. Menée au nom du “progrès” et de la “mission civilisatrice” dit-on à l’époque, cette conquête a été une aventure extrêmement violente et meurtrière. 

En trois heures, le documentaire retrace chronologiquement les étapes de la conquête coloniale: de son point de départ -motivé par des enjeux de concurrence géopolitique entre les grandes puissances européennes sorties riches et armées de la révolution industrielle- aux prémices de son effondrement accéléré par la Seconde Guerre mondiale, en passant par son apogée pendant les années folles.LA SUITE APRÈS CETTE PUBLICITÉ

Les résistants de la colonisation

Tout au long du récit, la voix off de Chloé Réjon s’attache à donner la parole aux colonisateurs autant qu’aux colonisés. “Souvent, l’histoire n’est racontée que du point de vue du colonisateur”, explique au HuffPost le réalisateur Hugues Nancy. “Or il y a eu de la résistance très forte dès les premiers moments. Nous voulions raconter ces prises de position et ces contestations dans le contexte de l’époque, sans jugement a posteriori.”

Pour ce faire, les trois épisodes évoquent près d’une vingtaine de figures parmi ceux qui ont résisté dans les colonies, au Maroc, au Bénin, en Indochine, en Syrie ou à Madagascar. “Cette histoire a longtemps été tue en France, car elle ne correspondait pas au discours de la République à l’époque. Dans l’opinion publique, on n’a jamais su qu’il y avait eu de telles résistances et de tels combats et massacres pour les étouffer”, poursuit l’auteur. 

Les téléspectateurs découvriront ainsi les visages -sur de sublimes archives photos- du résistant Samory Touré en Afrique de l’Ouest en 1893, de l’indépendantiste Phan Boi Chau en Indochine en 1908 ou d’Abdelkrim El Khattabi au Maroc au début des années 1920, contre qui la France enverra le maréchal Pétain et 200.000 soldats dans le rif marocain pour éteindre la révolte. “Ce fut une véritable guerre, évidemment meurtrière et destructrice pour les populations civiles”, ajoute Hugues Nancy.LA SUITE APRÈS CETTE PUBLICITÉ

Abdelkrim El Khattabi, qui a proclamé l'indépendance de la République islamique...
Abdelkrim El Khattabi, qui a proclamé l’indépendance de la République islamique du Rif au Maroc, en 1921.

Sortir du déni collectif

“En tout, ces centaines de milliers de personnes ont été tuées pendant la colonisation et il est temps de regarder ce passé en face” pour le réalisateur, qui entend “sortir du déni collectif” pour que tous les Français puissent s’approprier cette histoire et peut-être y “retrouver une part de fierté”. Entre la “légende rose” (de la couleur des territoires de l’empire sur les cartes du monde des écoliers) du “temps béni des colonies” et la “légende noire” de “l’immoralité de l’idée même de colonisation”, le documentariste est convaincu que regarder en face notre passé nous “fera sortir de cette opposition”. Et d’éclairer aussi les fractures actuelles de notre société.

Au vu de l’enjeu, pourquoi a-t-il fallu attendre si longtemps pour voir un documentaire de cette richesse arriver pour “la première fois” sur le service public de télévision? Pour Hugues Nancy, qui a travaillé deux ans à la demande de France 3 et avec l’aide de l’historien Marc Ferro, l’explication est double. Ce n’est que récemment que “les sources d’archives ont retrouvé des bobines du XIXe siècle et la numérisation a fait resurgir de vieux films”, de quoi enfin raconter en images cette période à la télévision.

Mais la technique ne fait pas tout. “Il y a évidemment aussi une raison politique”, conclut le réalisateur. “On a beaucoup de mal à se confronter à cette réalité parce que c’est une part sombre de notre histoire. On a longtemps voulu faire croire qu’il y avait une part de grandiose et de puissance dans la colonisation. Il a fallu du temps pour se confronter et assumer cela”.LA SUITE APRÈS CETTE PUBLICITÉhttps://057c26d85246951a9976f51c524cea58.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-38/html/container.html

La série documentaire Colonisation, une histoire française, en trois épisodes de 60 minutes, est diffusée ce lundi 4 octobre sur France 3 et disponible en replay sur France.tv.

LIRE AUSSI:

A voir également sur Le HuffPost: De l’Algérie au Maroc, la colonisation cachait aussi un grand marché sexuelhttps://www.dailymotion.com/embed/video/k59mdL2TUxPYw8xfP1n

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Emmanuel Macron et la culture : trop d'effets de manche
Emmanuel Macron.D.R.

Cette fois, le freluquet français a dépassé toutes les bornes. Raclant les égouts pour tenter d’engranger des voix en vue des prochaines élections, cet ersatz de président s’est permis d’insulter notre histoire et notre algérianité : réduction de moitié des visas pour les Algériens, paroles offensantes telles que « système politico-militaire construit sur la rente mémorielle », « système fatigué fragilisé par le Hirak », pays dont « l’histoire officielle totalement réécrite ne s’appuie pas sur des vérités mais sur un discours qui repose sur une haine de la France », et, cerise sur le gâteau, Macron se demande si la nation algérienne existait avant 1962… Rien de tel, n’est-ce pas, que de taper sur les bougnoules, les ratons, pour draguer l’électorat d’extrême droite. Ah, elle est belle la France avec ces Macron, Le Pen, Zemmour, et autres fachos qui se bousculent au portillon de l’Elysée ! On reste dans la lignée des Pétain…

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la sortie « rugueuse » d’Emmanuel Macron contre l’ALGERIE..

En Algérie, questions et critiques après la sortie « rugueuse » d’Emmanuel Macron

Les propos du président français s’interrogeant sur l’existence de la « nation algérienne » ont braqué même les opposants les plus farouches au régime algérien.

Par Karim Amrouche(Alger, correspondance)Publié aujourd’hui à 18h00, mis à jour à 20h57 

Le président français en visite à Saint-Adrien, le 4 octobre 2021.
Le président français en visite à Saint-Adrien, le 4 octobre 2021. SEBASTIEN BOZON / AFP

A Alger, les déclarations du président Emmanuel Macron, mêlant critique du « système algérien » et interrogation sur l’existence de la « nation algérienne » ont braqué même les opposants les plus durs. Ses propos, rapportés samedi 2 octobre en exclusivité par Le Monde, ont été immédiatement qualifiés sur les réseaux sociaux de « graves » et « dangereux », et ne pouvant être expliqués par le seul contexte électoral français.

Avant même que réagisse la présidence algérienne, Abderrezak Makri, le chef du Mouvement de la société pour la paix en Algérie (MSP, islamiste), deuxième parti représenté à l’Assemblée, fustigeait « une déclaration de guerre contre l’Algérie, son Etat et son peuple ». Selon le dirigeant islamiste, « un président ignorant de l’Histoire, arrogant, insulte le président algérien, et s’engage dans une confrontation sans précédent avec l’ensemble du système politique et traite l’Algérie comme si elle n’était pas un Etat souverain».Lire aussi  France-Algérie : l’heure des vérités

Une question intrigue à Alger : pourquoi le président Emmanuel Macron a-t-il choisi de rompre avec une attitude conciliante − et même de soutien, selon certains opposants − pour émettre des jugements d’une grande dureté vis-à-vis du régime algérien, qualifié de « système politico-militaire » ? Après la publication du communiqué de la présidence annonçant un rappel de l’ambassadeur d’Algérie à Paris, les partis dits du pouvoir, le Front de libération nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND), ainsi que d’autres petits partis islamistes, ont dénoncé à leur tour les propos du président français. Les partis de la mouvance démocratique, le Front des forces socialistes (FFS) et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) ne s’étaient en revanche toujours pas prononcés lundi, à la mi-journée.

Certains militants du mouvement de protestation du Hirak estiment à mots couverts que les déclarations de M. Macron, en suscitant une indignation nationale, pourraient contribuer à servir le régime. Sur les réseaux sociaux, c’est d’abord le questionnement du chef de l’Etat français sur l’existence de la nation algérienne avant la colonisation et, à un degré moindre, sa comparaison jugée « fausse » entre cette entreprise coloniale et la domination turque, qui suscitent les réactions les plus véhémentes.

« Rentrer dans le désordre »

« Oui, la “présence” ottomane était une occupation authentique. (…) Mais comparer quelques centaines de janissaires qui se contentaient de lever l’impôt (difficilement) à la manière de petits truands, et ne se mêlaient absolument pas des affaires des « indigènes », à une colonisation de peuplement de cent trente-deux ans, qui a transformé jusqu’au hameau le plus reculé, a accaparé toutes les richesses du pays (…), c’est tout de même de l’ignorance profonde », s’est ainsi indigné sur Facebook le jeune historien Yassin Temlali

L’ancien ministre et diplomate Abdelaziz Rahabi a quant à lui dénoncé « l’opportunisme et les contre-vérités historiques” du président Macron. L’Algérie, pendant les quatre premières années de tout mandat présidentiel français, est «  perçue comme un client et un partenaire sécuritaire », puis comme « un épouvantail pendant la dernière année », estime M. Rahabi qui pointe des visées « électoralistes ».Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Entre Paris et Alger, une crise à la mesure des espoirs déçus d’Emmanuel Macron

Reprenant le thème consensuel du refus des ingérences étrangères, l’ancien diplomate estime que la « démocratisation de l’Algérie doit rester une revendication interne car les ingérences des puissances étrangères sont, ici comme ailleurs, plus un facteur de ralentissement et de déviation qu’un élément d’accélération des expériences de transition démocratique ».

L’une des rares, pour ne pas dire l’unique, prise de position positive à l’égard du président français est venue du politologue Mohammed Hennad, qui a estimé, dans une interview à Radio M, une webradio privée, que les « Algériens doivent savoir gré au président Macron d’avoir dit tout haut ce que la classe politique française pense tout bas et de les avoir mis au parfum de ce que les autorités françaises – que l’on prend pour complices – pensent vraiment des dirigeants algériens ».

Au sujet de l’impact de cette crise sur les relations entre Alger et Paris, le politologue affirme ne s’attendre à rien de particulier « à part quelques agitations et des tirades patriotardes ». Selon lui, « tout va, donc, rentrer dans l’ordre, ou plutôt dans le désordre auquel nous sommes bien habitués ». Un universitaire, qui ne souhaite pas être cité, estime que le président français exprime, de manière « rugueuse », des « attentes déçues » à l’égard du régime algérien. A l’en croire, Emmanuel Macron aurait espéré un engagement plus fort des Algériens au Sahel au moment où la France recalibre l’opération Barkhane, mais « ce remplacement algérien n’est pas venu ».

Mort violente de Lars Vilks, le caricaturiste suédois du prophète Mohamed(QSSL)

Mort violente de Lars Vilks, le caricaturiste suédois du prophète Mohamed(QSSL)

Mort dans un accident de la route de Lars Vilks, le caricaturiste suédois du prophète Mohamed(QSSL)
Twitter/Tribune de Genève

Le caricaturiste suédois Lars Vilks, qui vivait sous protection après s’être permis de caricaturer le prophète Mahomed (QSSl) avec un corps de chien en 2007, a trouvé la mort dans un accident de la route en Suède, dimanche 3 octobre.

La police suédoise a confirmé à l’Agence de presse française (AFP) la mort du dessinateur de 75 ans, et celle des deux policiers chargés de sa protection, dans un violent accident qui s’est produit dans le sud du pays. Elle a écarté l’hypothèse d’un acte malveillant.

L’accident s’est produit sur une autoroute suédoise. La voiture a percuté un camion circulant en sens inverse. Les deux véhicules ont alors pris feu « à la suite de la collision ». La police a écarté la possibilité d’une cause criminelle pour ce violent accident.

Pour rappel, après ses publications portant atteinte à l’Islam et son prophète (QSSL),Lars Vilks vivait sous protection de façon quasi ininterrompue en raison de nombreuses menaces et agressions dont il faisait objet.

 » الانتفاضة الأخيرة بقطاع غزّة والقدس الشريف: الدوافع، الحصيلة، والآفاق

ITRI : Institut Tunisien des Relations Internationales

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بسوسة/تونس ليلة 22 ماي/آذار 2021التقرير الختامي للندوة الأخيرة عن بعد:

 » الانتفاضة الأخيرة بقطاع غزّة والقدس الشريف: الدوافع، الحصيلة، والآفاق « .

– تنظيم: المعهد التونسي للعلاقات الدولية.

– المشاركون:

1- الدكتور أحمد المناعي: رئيس المعهد التونسي للعلاقات الدولية (تونس).

2- الدكتور نزار بوش: أستاذ بجامعة موسكو ومحلّل سياسي وإعلامي بإذاعة سبوتنيك (سوريا/روسيا).

3- أ. خالد أبو علي حسن: باحث بيئي وأسير سابق محرّر (فلسطين).

4- الدكتورة إيمان الكشباطي: أستاذة علم اجتماع وإعلامية/ جامعة تونس 1 (تونس).

5- الدكتور عادل بن يوسف: أستاذ التاريخ المعاصر والزمن الراهن وإعلامية/ جامعة سوسة ومنسّق الندوة (تونس).

6- أمير العقربي: باحث في تاريخ الزمن الراهن ومقرّر الندوة (تونس).

مقدمة:

يعتبر الصّراع الفلسطيني الصهيوني قضيّة حارقة رغم تجاوزه سبعة عقود. و تعدّ معاناة الشعب الفلسطيني جزءا من الهم العربي الذي تحمله الشعوب جيلا بعد جيل و من منطلق شعورها بالدور التاريخي الذي تلعبه في سبيل الارتقاء بوعي شعوبها تعمل « الانتيليجينسيا العربية » على تحليل…

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l’Algérie avait l’habitude d’aider, de nourrir et d’abreuver les Français dans le passé en raison de la famine que la France a connue, notant que les Français mangeaient des rats à l’époque.

Belmahdi

Le ministre des Affaires religieuses et des Dotations, Youssef Belmahdi, a répondu aux déclarations du président français Emmanuel Macron, affirmant que « la nation algérienne a une histoire trop grande pour quiconque n’en a pas à raconter ».

Belmahdi a déclaré : « La nation algérienne, enracinée dans ses racines, était l’ancienne gardienne de la Méditerranée et était le directeur de la navigation dans la région.

Le ministre a souligné que l’Algérie avait l’habitude d’aider, de nourrir et d’abreuver les Français dans le passé en raison de la famine que la France a connue, notant que les Français mangeaient des rats à l’époque.

Le président français Emmanuel Macron a provoqué les Algériens, en demandant s’il existait une nation algérienne avant le colonialisme français , évoquant ce qu’il a appelé « la capacité de la Turquie à effacer son histoire coloniale en Algérie de la mémoire des Algériens ».

Macron a déclaré que la rancune contre la France « ne vient pas de la société algérienne, mais de l’autorité politique et militaire algérienne ».

Les déclarations de Macron ont provoqué des tensions entre les deux pays, le président Abdelmadjid Tebboune ayant pris la décision de convoquer immédiatement l’ambassadeur d’Algérie en France, sur fond de déclarations provocatrices.

De son côté, le journal « Le Monde » a souligné que les « déclarations dangereuses » du président français ont été bien étudiées par lui.