Pour illustrer la pauvreté, le Parisien choisit une fillette noire

RACISME DÉCOMPLEXÉ

Pour illustrer la pauvreté, le Parisien choisit une fillette noire

Le Parisien a fait preuve d’un dérapage raciste ignoble. Pour illustrer son article du 18 octobre sur la visite de Macron dans une crèche à Gennevilliers, le journal n’a rien trouvé de mieux que d’associer le titre de son article « L’Élysée se penche sur la pauvreté » à une image montrant Macron entouré d’enfants, se penchant sur la seule fillette noire de la photo.

 

 

La photo principale de l’article a été remplacée depuis par une autre beaucoup plus consensuelle. Cependant, cette dérive digne des campagnes publicitaires d’une autre époque où le racisme était pleinement assumé – on pense aux fameux « Y’a bon Banania » – montre le caractère raciste endémique à la presse bourgeoise. De plus, en cette période de politique ultra-droitière et anti-sociale du gouvernement, c’est toute la droite réactionnaire qui se sent pousser des ailes. On pense aux propos de Zemmour, comparant les femmes qui osent, sous le Hashtag #BalanceTonhallouf, parler du harcèlement sexiste au quotidien à la délation des juifs durant la guerre.En réalité, le racisme est structurel aux sociétés capitalistes. Avec le sexisme, la précarité et toutes les formes d’oppression, il est un outil des bourgeoisies pour créer des divisions au sein de la classe prolétaire afin de mieux l’exploiter. En bon chien de garde, le Parisien reproduit ces idéologies nauséabondes.

le peuple sahraoui fait toujours face à la répression de la part des autorités marocaines. Un combat peu médiatisé, occulté même par une grande partie de la presse

Engagé depuis 1975 – et l’annexion du Sahara occidental par le Maroc ­ dans une lutte pour la reconnaissance de son territoire et de ses droits, le peuple sahraoui fait toujours face à la répression de la part des autorités marocaines. Un combat peu médiatisé, occulté même par une grande partie de la presse

LE CAMP DE LA DIGNITÉ

À la mi-­octobre 2010, cela faisait déjà quelques mois que l’idée germait dans l’esprit d’activistes du Sahara occidental, territoire occupé par le Maroc depuis quarante ans : dresser un campement de tentes traditionnelles (les khaimas) à l’extérieur de la ville d’El Aaiún pour rassembler des milliers de Sahraouis et dénoncer la discrimination économique, sociale et politique dont souffre cette population. Après quelques tentatives avortées, le 10 octobre, une cinquantaine de tentes est montée à Gdeim Izik, à 12 km de la « capitale ». Le mouvement s’amplifie très vite. Le « camp de la dignité », comme il sera rapidement baptisé, comptera jusqu’à 6 610 khaimas, selon une estimation de l’Onu (1).

Toujours selon l’organisation, le nombre de participants, qui a considérablement varié tout au long des trois semaines qu’a duré la mobilisation, aurait dépassé les quinze mille.

Venant des environs mais aussi d’Espagne, où vit une diaspora importante, ou des camps de réfugiés installés près de Tindouf, en Algérie, les Sahraouis, femmes, jeunes, enfants ont le sentiment de vivre à Gdeim Izik un événement exceptionnel dans l’histoire de la lutte qu’ils mènent depuis 1975 et l’occupation du Sahara occidental par le royaume du Maroc, et plus particulièrement depuis le lancement, en 2005, de leur « intifada pacifique ». L’ampleur de la mobilisation est en effet considérable si on la ramène à la proportion, devenue très minoritaire, des Sahraouis dans ce territoire mais aussi compte tenu de la répression qu’exercent les forces de l’ordre marocaines contre tous ceux qui réclament le référendum d’autodétermination qu’une mission onusienne, la Mission des Nations­Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso), doit organiser depuis 1991.

Signe d'une colonisation durable. Le quartier de Wakkala à Dakhla, où des centaines de Marocains ont pu quitter un bidonville et construire « en dur » grâce à l'aide financière des pouvoirs publics. (Crédit photo : Olivier Quarante)

Signe d’une colonisation durable. Le quartier de Wakkala à Dakhla, où des centaines de Marocains ont pu quitter un bidonville et construire « en dur » grâce à l’aide financière des pouvoirs publics. (Crédit photo : Olivier Quarante)

Olivier Quarante

Pour les Sahraouis, ce regroupement à Gdeim Izik permet de se compter et de montrer aux yeux du monde l’existence d’un peuple sahraoui. Un enjeu de taille tant, depuis le lancement en novembre 1975 de la légendaire « Marche verte », soi-disant pacifique quand elle fut autant politique que militaire, la stratégie marocaine consiste bien à annihiler les Sahraouis, en les noyant dans la masse des civils Marocains. En mettant sur les routes 350 000 Marocains pour « récupérer » les « provinces du sud », selon les termes de la propagande marocaine, Hassan II voulait montrer sa détermination et installer durablement ses sujets au Sahara occidental. Dans le même temps, plusieurs dizaines de milliers de Sahraouis ­peut-être 40 000­ quittent leurs terres pour se réfugier dans l’extrême sud-ouest de l’Algérie (où ils sont désormais entre 100 et 150 000).

L’ONU, qui considère depuis 1963 le Sahara occidental comme un territoire non autonome, c’est-à-dire à décoloniser, n’a jamais empêché l’arrivée de nouveaux colons, attirés par les investissements importants réalisés par le royaume pour développer cette région au fort potentiel économique et essentielle pour la survie du Makhzen. Le Conseil de sécurité a beau réaffirmé, année après année, « sa volonté d’aider les parties à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental », le niveau désormais atteint par la population marocaine ­qu’on ne connaît pas avec précision est un obstacle majeur à la tenue de cette consultation référendaire.

SILENCE MÉDIATIQUE

« Gdeim Izik, ça a été l’histoire d’un peuple libre, raconte aujourd’hui M., président d’une association pour la protection de la culture et du patrimoine sahraouis, interdite par le Maroc comme toutes les associations sahraouies. On y avait retrouvé une solidarité, une vie collective, loin de celles que nous vivons en ville. » Organisé trois mois avant les révoltes populaires en Tunisie, en Égypte, en Lybie et dans d’autres pays arabes, le camp de Gdeim Izik a pourtant été très peu médiatisé en France. Les suites encore moins.

Pourtant, pour les Sahraouis, il y a bien un avant et un après Gdeim Izik. « Depuis, les gens n’ont plus peur, veut croire Mohamed Daddach, président du Comité de défense du droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental (Codapso), après avoir été condamné à mort (5) puis détenu de 1976 à 2001. Maintenant, les Sahraouis descendent dans la rue et entonnent la chanson de la lutte pour notre droit à l’autodétermination. »

Mohamed Daddach, détenu 25 ans. (Crédit photo : Olivier Quarante)

Mohamed Daddach, détenu 25 ans.

Quelques 4 à 500 Sahraouis ont été arrêtés, majoritairement dans les années 1975­-1976, et détenus au secret dans les bagnes marocains. En 1991, plus de 300 ont été libérés. A ce jour, on reste sans nouvelles de plusieurs centaines de Sahraouis, morts en détention ou tués par l’armée marocaine.

À El Aaiún, Boujdour, Dakhla et Smara, les grandes villes du Sahara occidental, ils n’hésitent plus à s’exposer pour témoigner devant les quelques journalistes qui parviennent à travailler sur place. Des manifestations pacifiques sont fréquemment organisées, comme celle de mai 2013, qui avait rassemblé au moins 2 000 personnes à El Aaiún, malgré l’état de siège militaire permanent et le quadrillage des quartiers sahraouis, pour protester contre la décision du Conseil de sécurité de l’Onu de renoncer à donner mandat à la Minurso de surveiller le respect des droits humains. Cette question de la surveillance des droits de l’homme est devenue une revendication centrale des militants sahraouis, et aussi du Front polisario, d’ONG et de plusieurs pays. D’abord parce qu’à ce jour, la mission de l’ONU sur place n’en a pas la compétence, alors que la plupart des missions onusiennes ­en tout cas les plus récentes intègrent un volet « droits de l’homme ». Ensuite, parce que le mouvement des Sahraouis à Gdeim Izik a démontré l’inadaptation de la Minurso au vu de l’évolution de la situation. La preuve la plus criante est le fait que, comme le souligne le rapport de Ban Ki­ moon présenté au Conseil de sécurité en avril 2011, « les tentatives de patrouilles militaires et les visites par le personnel de sécurité et de police des Nations Unies ont été empêchées ou stoppées à plusieurs reprises » par les forces de l’ordre marocaines, alors qu’elles souhaitaient observer la situation à Gdeim Izik. Un acte qui sera dénoncé par le secrétaire général de l’ONU car il a constitué une violation du cessez-le-feu et a entravé les capacités de la Minurso. Son mandat prévoit en effet que la mission « (…) est chargée de fonctions ordinaires de maintien de la paix comme le suivi, l’évaluation et la communication d’information concernant les événements locaux qui touchent ou intéressent la situation dans le Territoire ».

DÉMANTÈLEMENT DANS LA VIOLENCE

En l’absence d’observateurs internationaux (les journalistes étrangers, mais pas français, réussissant à aller sur place seront extrêmement rares), la situation à Gdeim Izik va dégénérer. Le 24 octobre 2010, un Sahraoui de 14 ans est tué par les forces marocaines à l’entrée du camp. Le 8 novembre, jour du démantèlement du village de tentes, « des membres des forces auxiliaires et de la police marocaines ont dispersé les manifestants par la force, à l’aide de gaz lacrymogènes, de canons à eau, de bâtons et de haut-parleurs montés sur des véhicules et des hélicoptères, et ont détruit le camp », a expliqué alors Ban Ki­ moon, Secrétaire général des Nations unies. Côté marocain, on annonçait la mort de onze membres des forces de sécurité et de deux Sahraouis, le second étant décédé lors des affrontements survenus par la suite dans El Aaiún. Mais, aucune enquête indépendante ne sera menée ni au moment du démantèlement, ni tout de suite après. Le 16 novembre 2010, une réunion exceptionnelle ­à huis clos­ du conseil de sécurité de l’ONU a eu lieu à la demande de plusieurs pays membres, mais la demande d’envoi d’une mission internationale pour faire la lumière sur les événements est rejetée. Pour le Maroc, cela aurait été un réel casus belli.

Certains pays membres permanents préfèrent ménager la susceptibilité du royaume.

Deux français (Lise Trégloze, 33 ans, et Anthony Jean, 31 ans) se sont rendus à trois reprises dans le campement de Gdeim Izik, entre le 23 et le 31 octobre 2010. Lise Trégloze revient sur ce « printemps sahraoui ».

Quelles ont été vos premières impressions ?

Lise Trégloze : Nous étions impressionnés ! Nous avions tous les deux beaucoup voyagé et vécu plusieurs expériences incroyables mais celle­-ci dépassait tout ! Je n’avais jamais vu de camp de réfugiés et celui-­ci y ressemblait beaucoup, mais sans le côté triste et déprimant. Au contraire, une fois les barrages policiers et militaires passés, nous entrions dans un grand village où tout le monde circulait librement, saluait son voisin dans la joie, échangeait des discussions sans peur d’être écoutés, bref un grand sentiment de liberté alors que depuis notre départ, plus de deux mois auparavant, nous étions dans une pression permanente (tout le temps suivis, sur écoute…) à cause de notre reportage sur les mouvements sociaux au Maroc.

Quels aspects de cette vie au milieu du désert retenez-­vous, dans ces conditions matérielles précaires et, rapidement, dans un contexte sécuritaire particulier, avec un encerclement policier et militaire ?

L.T. : C’est vrai que les conditions de vie étaient difficiles dans le campement et l’armée marocaine faisait tout pour la rendre impossible : le mur qui encerclait le campement empêchait son développement et allait tôt ou tard poser un problème sanitaire à cause des déchets. L’armée bloqua quelques jours après notre arrivée l’entrée de nouvelles tentes et de matériel pour la construction de sanitaires. La survie des personnes dans le campement dépendait des aller­-retours avec El Aaiun pour l’approvisionnement en eau, gaz (pour les repas et le thé), nourriture. Il n’y avait qu’un puits avec de l’eau sale et le comité d’organisation avait imposé une restriction d’eau pour chaque famille. Mais tout était bien organisé. Chacun allait manger chez son voisin. Il y avait même un « magasin gratuit » où la nourriture en trop était déposée pour qui en avait besoin.

Avec le recul, que pensez-­vous de la médiatisation de Gdeim Izik ?

L.T. : Pour nous qui étions à l’intérieur et après avoir mieux compris l’histoire du peuple sahraoui et ce que représentait cette mobilisation, nous nous attendions naïvement que ce soit sur toutes les TV. Or, ce ne fut absolument pas le cas. Nous avons été très déçus des médias français, mais nous avons pris conscience de l’embargo médiatique bien plus tard, de retour en France. Quelques mois plus tard commençait le printemps arabe et là, la presse française a été beaucoup plus réactive. Je pense que c’est aussi une question politique. Mais qui sait comment Gdeim Izik aurait été médiatisé s’il était survenu entre la chute du dictateur tunisien et le dictateur égyptien ?

 

Le bilan précis des violences in situ et qui ont embrasé la ville d’El Aaiun dans les heures suivantes restera donc inconnu. Sur le nombre de morts, l’Action chrétienne pour l’abolition de la torture (Acat­ France), le CCFD­Terre Solidaire, Human Rights Watch et Oxfam France préfèrent utiliser le conditionnel dans un communiqué commun le 25 novembre 2010. Y a­-t-­il eu d’autres morts côté sahraoui ? L’Association sahraouie des victimes de violations graves des droits de l’Homme commises par l’État marocain (ASVDH) cite dans son rapport le cas d’un autre Sahraoui, ce que relève également Human Rights Watch. Le rapport de l’ONU d’avril 2011 souligne que : « Les troubles qui se sont poursuivis avant de se calmer au cours des jours suivants ont fait de nombreux morts et blessés et causé d’importants dommages matériels ».

Le comité des familles des prisonniers de Gdeim Izik se bat pour obtenir la libération de leurs proches. Ici à El Aaiun. (Crédit photo : Olivier Quarante)

La réaction des forces de sécurité a été d’arrêter des centaines de Sahraouis. Ghalia Djimi, vice-présidente de l’ASVDH, avance le chiffre de plus de 400. « Plus de deux cents ont été détenus au commissariat pendant quelques jours puis ont été libérés sans qu’ils soient présentés devant un tribunal, explique-­t-­elle. Cent quarante autres personnes sont passées devant le tribunal, qui les a renvoyées à la prison noire d’El Aaiún. Elles y sont restées entre un et cinq mois. Elles ont été torturées ou maltraitées, puis relâchées. Toutes en liberté provisoire… Cette situation empêche toujours la quasi­majorité d’entre elles de poursuivre leur militantisme. »

Les mains libres, la communauté internationale préférant se maintenir à distance de cet événement le plus violent depuis le cessez-le-feu de 1991, l’Etat marocain laissera faire, voire orchestrera, les attaques de maisons de Sahraouis par des civils Marocains. Il va aussi chercher très vite à neutraliser les leaders ou ceux considérés comme tels, comme il le fait dans chaque ville où des mouvements sahraouis commencent à prendre une certaine ampleur. Entre le 7 novembre 2010 et décembre 2012, vingt-cinq Sahraouis seront arrêtés. Jugés le 17 février 2013 par le tribunal militaire de Rabat, ils ont été condamnés à des peines très lourdes – dont neuf à la perpétuité, quatre à 30 ans de prison, sept à 25 ans et trois à 20 ans. Il faut dire que l’acte d’accusation était très grave. Le pouvoir marocain leur reprochait de « retenir un nombre considérable de citoyens » et d’avoir utilisé armes blanches, de cocktails Molotov et de voitures 4×4 pour tuer « intentionnellement » la mort d’un groupe de membres des forces de l’ordre, lorsque ces dernières intervenaient pour « libérer les citoyens retenus par les accusés ».

Le procès a été dénoncé par de nombreuses ONG. L’Association marocaine des droits humains (AMDH) a demandé la libération immédiate du groupe et Amnesty International a dénoncé un jugement « inique ». De son côté, l’Acat­ France a relevé que « aucune preuve n’a jamais pu être apportée pour démontrer (leur) implication dans (les) morts (des policiers), si ce n’est les aveux qu’ils ont tous signés sous la torture ».

En vain. Ils sont toujours détenus dans la prison de Salé, près de Rabat, et mènent régulièrement des grèves de la faim pour dénoncer leur situation carcérale et le caractère politique de leur procès. Aucune enquête n’a été ouverte sur ces allégations de torture.

Claude Mangin (à droite), épouse de Naama Asfari, et la famille du militant (Crédit photo : Olivier Quarante)

Claude Mangin (à droite), épouse de Naama Asfari, et la famille du militant

C’est en France que la situation d’un de ces prisonniers, Naama Asfari, a connu un rebondissement avec le dépôt par lui, son épouse française (Claude Mangin) et l’Acat, d’une plainte à Paris en février 2014 pour torture ou complicité de torture et mauvais traitements. En septembre de la même année, la plainte est déclarée recevable et crée même un précédent en France en reconnaissant le statut de victime directe à l’épouse du militant dans une affaire de torture.

Autre point important : la plainte vise nommément 23 policiers, dont une quinzaine ferait partie de la DGST, le service de contre-espionnage marocain dont le directeur, Abdelatif Hammouchi. Celui-là même qui a été au centre de la crise diplomatique franco-marocaine puisqu’il avait été convoqué en février 2014 par la vice-­doyenne des juges d’instruction du TGI de Paris chargée d’instruire une autre plainte pour torture, déposée par un franco-marocain.

Que deviendra cette instruction ? Pas plus que lorsque le Conseil de sécurité de l’ONU s’est saisi des événements de Gdeim Izik, le pouvoir français semble volontaire pour laisser la vérité éclatée. En effet, le nouvel accord de coopération judiciaire, négocié entre les deux pays pour mettre fin à leur brouille, rend plus qu’incertaine la possibilité qu’aurait encore la justice française de poursuivre un Marocain pour un acte commis au Maroc. Dans ce contexte, il est aussi improbable que le prochain Conseil de sécurité dédié à la question sahraouie puisse prendre une décision qui imposerait une réelle avancée à un royaume qui a fait du Sahara occidental une cause sacrée.

Rachid Nekkaz SOS117 l’agent secret

Rachid Nekkaz …ould el haki qui est devenu l’espion de choisy-le-roy….SOS117…..

Naissance 9 janvier 1972
France Choisy-le-Roi, Val-de-Marne, France
Nationalité française…
Pays de résidence : Algérie (faux il ne reside pas en Algerie
Profession???? Homme d’affaires,Politicien..en france peut-etre mais pas en Algerie…..
. Fondateur et président du Mouvement pour la Jeunesse et le Changement (MJC) association française qu’il essaie de faire passer pour un parti en Algerie…
Formation..supposer (introuvable dans les archives de la dite universitée..ni sur copains d’avant ..ni trombi..wallou..rien…on a tous des souvenir d’ecoles là..rien…
Université Paris Sorbonne (Paris IV)…il se dit homme d’affaires et depuis quelques temps ,il s’est auto designé (homme politique algérien.) Il posséde la nationalité française,qui est toujours sa nationalité..(recemment il a montré un procés-verbal sa nationalité est française…d’ailleurs faut pas oublier qu’il s’est présenté à diverses élections en France, mais face a tout ces echecs..et a sa condamnation. Le 5 décembre 2013, le tribunal correctionnel de Paris le condamne à 18 mois avec sursis.certains lui ont trouvé le costume ideal pour eux..un deal soit la prison soit il accepte de faire l’espion……,
Originaire de la Cité 120, un quartier populaire de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), né de parents « algériens » originaires de Chlef, installés en France. Rachid Nekkaz declare avoir suivi des études d’histoire et de philosophie à la Sorbonne où il a obtenu une maîtrise. (Il aurait fait soit disant fortune grâce à la « bulle internet » en montant une start-up informatique en 1998, puis se serait reconverti dans  » l’immobilier… »Élections présidentielle et législatives françaises de 2007
Le 14 mars 2006, il annonce sa candidature à l’élection présidentielle de 2007, et déclare détenir, au 10 novembre 2006, 521 promesses de parrainages de maires de communes rurales. Le 12 mars 2007, il achète pour 1 550 € le parrainage d’André Garrec, maire de Noron-la-Poterie, que celui-ci avait mis en enchère, et le déchire en direct sur la chaîne d’information LCI. En février 2007, il obtient le soutien de l’humoriste écologiste Marc Jolivet.
Le 16 mars 2007, il annonce finalement qu’il n’a pas obtenu les 500 parrainages nécessaires pour être candidat à l’élection présidentielle et dénonce des pressions qu’auraient reçues, selon lui, les élus lui ayant promis leur soutien :et comme à l’accoutumée… il prétend en effet qu’au cours du cambriolage de son siège de campagne seul l’ordinateur comportant les coordonnées des parrains aurait disparu. Il obtient finalement 13 parrainages envoyés directement au Conseil constitutionnel

Lors des élections législatives de 2007, 58 candidats se présentent sous le sigle « Parti Rachid Nekkaz ». Lui-même candidat dans la 7e circonscription de Seine-Saint-Denis, il obtient 156 voix, soit 0,56 % des suffrages exprimés.

Élections municipales françaises de 2008
Le « Parti Rachid Nekkaz » devient le « Rassemblement social-démocrate » (RSD) le 27 juin 2007. Candidat aux élections municipales de 2008, à Orly (Val-de-Marne), il réunit 5,15 % des suffrages exprimés9.

À Denain (Nord), le RSD investit Djemi Drici, président du Football club franco-italien (FC Denain) et de l’association Droit et devoir, qui s’est illustré grâce à une campagne d’affichage électoral promettant de donner « 300 € ou un billet d’avion à tous les électeurs en cas de victoire ».

Élection présidentielle française de 2012
Affilié depuis 2009 au Parti socialiste (PS), il annonce sa candidature à l’élection présidentielle française de 2012 en avril 2011 lors d’un happening au Fouquet’s visant à dénoncer la loi sur l’interdiction du port du voile intégral. Cependant, il ne sera pas en mesure de se présenter à la primaire présidentielle socialiste de 2011.

Soupçonné d’avoir tenté d’acheter au moins un parrainage pour l’élection présidentielle, il est mis en examen pour corruption active et est écroué en mars 201214. Le 5 décembre 2013, le tribunal correctionnel de Paris le condamne à 18 mois avec sursis et le maire de Mertzen écope de 2 000 € d’amende pour corruption passive.

Élection législative partielle française en 2013
Rachid Nekkaz est candidat à l’élection législative partielle qui a lieu dans la 3e circonscription de Lot-et-Garonne en juin 2013, à la suite de la démission de son poste de député de l’ancien ministre délégué au Budget Jérôme Cahuzac, mis en examen pour blanchiment d’argent. Il arrive dernier du premier tour, n’ayant obtenu aucune voix.

Élection présidentielle algérienne de 2014
En juillet 2012, il annonce sa candidature à l’élection présidentielle algérienne de 2014…. S’affirmant « Candidat de la jeunesse et du changement », il déclare avoir demandé sa déchéance de la nationalité française afin d’avoir le droit de se présenter à l’élection, à laquelle il ne peut finalement pas se présenter…..vous connaissez l’histoire..
Élection législative algérienne de 2017
Fin janvier 2017, il annonce qu’il se présentera à l’élection législative algérienne de mai 2017 depuis Paris. Il plaide alors devant les ambassades et consulats d’Algérie en France et en europe pour le droit de vote des Algériens vivant en France…..mais de quoi se méle t’il….Il est le fondateur avec Jean-Bruno Roumegoux et Leila Hireche du « Club des élus Allez France », une association défendant depuis 2002 l’inscription automatique de tous les citoyens sur les listes électorales. Il se lance à nouveau dans une campagne d’inscriptions sur les listes électorales en septembre 2007

En novembre 2005, en plein cœur des émeutes urbaines, il est reçu à Matignon en qualité de président du « Club des élus Allez France » membre des associations composant le Collectif Banlieues respect créé conjointement avec Hassan Ben M’Barek….un marocain… Cette fédération qui regroupa une trentaine d’associations de banlieue sera reçu par Dominique de Villepin, alors Premier ministre. À cette occasion, il lancera un appel au calme et mènera ensuite, pendant plusieurs mois, toute une série d’actions pour la promotion de la paix et du respect dans les quartiers.
En novembre 2009, avec une de ses associations, « Paix sans frontières », il organise une manifestation devant l’ambassade de Chine à Paris pour demander un nouveau procès pour des condamnés de la minorité musulmane ouïghoure en Chine.

En 2010, Rachid Nekkaz fonde l’association « Touche pas à ma constitution », qui vise à lutter contre la pénalisation du port du voile intégral dans la rue et qui paie à la place des femmes portant un niqab les amendes qu’elles doivent régler du fait de l’interdiction de porter ce voile intégral dans la rue23,. Il déclare ainsi en 2013 : « Je suis un musulman laïc?????? opposé au niqab. Ce que je défends, c’est la liberté pour les femmes de le porter ou non ….
Le 20 avril 2013, il affirme avoir fait un don de 500 000 dollars[Lequel ?] pour les écoles de l’État de Borno (Nigeria), fief du groupe islamiste armé Boko Haram, pour la libération d’une famille…..????? (ces jours çi une maman a ete condamné a la prison pour avoir envoyer un mandat a son fils en Syrie parti faire le soit disant jihad…)

En 2016, bien que se déclarant personnellement opposé au burkini, il s’engage à payer les amendes des personnes verbalisées. Il est arrêté par la police le 28 octobre 2016 et emmené au poste pour trouble à l’ordre public lors d’une manifestation…..Le 26 mai 2017, il organise la journée « Toutes en burkini sur les plages du festival de Cannes », visant à rassembler une douzaine de femmes en burkini sur une plage de Cannes. L’évènement n’a finalement pas lieu, un arrêté interdisant toute manifestation à Cannes…..
Le 21 décembre 2008, il entame une grève de la faim devant la maison d’arrêt de Nanterre « pour exiger la libération immédiate de Karim Achoui »avocat célèbre pour ses liens avec le grand banditisme, condamné à sept ans d’emprisonnement pour complicité de tentative de meurtre, complicité d’évasion d’Antonio Ferrara,un ami de gilbert collard..et de l’ancien ambassadeur de l’etat sioniste…Tuojours a la recherche du « BUZ » le 24 décembre 2010, il annonce vouloir offrir à la communauté rom en guise de cadeau de Noël un terrain de 16 hectares en Auvergne (région d’origine de Brice Hortefeux), pour un euro annuel, en partenariat avec l’association la Voix des Roms. L’opération est baptisée « La République des Roms »3. Saimir Mile, le président de l’association La Voix des Roms : « ça n’a rien donné concrètement [..] Je ne sais pas s’il était vraiment prêt à signer le chèque, mais quand nous nous sommes rencontrés, je lui ai expliqué que cette proposition était irréalisable. Les Roms sont en France pour gagner leur vie, pas pour prendre des vacances. Personne n’avait envie d’aller s’installer loin de tout, au fin fond des montagnes d’Auvergne».
son épouse est américaine et catholique et selon le Nouvel Observateur, elle serait franco-canadienne….c’est quand méme louche que son fils n’est pas venu le voir lors de la grosse téte ,la triha de sa vie… qu’il s’est pris..en allant faire une violation de domicile..çi-joint quelques photos pour voir qui est avec qui..et pour comprendre que ce minable SOS 117..n’est qu’un espion..qui a tout raté..Dommages que certains de hommes politiques de l’opposition Algerienne, lui ont donner de l’importance ..celà aussi demontre que le premier venu les a bernés , roulés..dans la farine..
.Amicalement votre frere H.B.Lakhdar

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Les débuts du catalanisme politique

D’où vient le nationalisme catalan ?

D’où vient le nationalisme catalan ?
  • Cela n’aura probablement échappé à personne, l’Espagne vit une crise politique majeure, qui fait suite au référendum jugé « illégal » par l’État espagnol du 1er octobre. Si tous les aspects majeurs de cette échéance ont été abordés, l’histoire du nationalisme catalan reste méconnue mais non moins intéressante.

 

La situation pour le moins tourmentée en Catalogne nous conduit à remonter son histoire. En effet, le nationalisme catalan n’est pas un phénomène qui date d’hier, et les antécédents historiques sont nombreux.

Il convient tout d’abord d’établir une première estimation géographique de ce que serait un État catalan indépendant. Certes, le référendum du premier octobre (1-O comme il est appelé outre-Pyrénées) n’a concerné que la partie espagnole de la Catalogne. Mais dans les faits, il existe dans le Roussillon français (Pyrénées-Orientales actuel) un sentiment national catalan assez fort. D’autres sources indiquent la principauté d’Andorre ou bien encore d’autres communautés autonomes telles que la Communauté Valencienne, les Baléares ou encore une partie de l’Aragon comme potentielles pièce de ce grand puzzle nommé Catalogne.

 

Une lutte épisodique assez ponctuelle

 

La première véritable Constitution catalane fut promulguée en 1283. À cette époque, le Royaume d’Espagne tel que nous le connaissons actuellement n’existe pas encore, mais il faut attendre près de deux siècles (1472) pour voir la principauté qui était alors connue sous le nom de Catalogne-Aragon s’unir avec la Castille.

Deux cents ans plus tard, en 1640, des révoltes contre des lois de centralisation du pouvoir éclatent, et conduisent même à la proclamation d’une très brève république catalane, qui sera très vite réprimée.

Mais la première date vraiment symbolique d’un nationalisme catalan est sans aucun doute celle du 11 septembre 1714. Nous sommes alors en pleine de Guerre de Succession espagnole, et les Bourbons tentent de prendre le pouvoir.

La ville de Barcelone tente de résister corps et âme, et ce malgré un blocus imposé par l’armée royale. Onze mois durant, les dix mille soldats catalans luttèrent héroïquement, avant de se rendre. La date de cette capitulation (11 septembre 1714) devient alors une date clé de l’histoire du nationalisme catalan, puisque c’est désormais un élément célébré dans toute la région (Diada), qui ferait probablement office de fête nationale si indépendance il y avait.

Une identité culturelle catalane s’est également formée au fil des siècles, avec l’apparition au XIXème siècle d’un mouvement artistique proche du Romantisme : la Renaixença. Les poètes appartenant à ce mouvement revendiquaient la libre écriture du catalan, bien que leur action ne comprenne aucun but politique.

Si toutes ces actions eurent le mérite d’exister et sans doute d’inspirer les mouvements nationalistes catalans tels qu’ils sont actuellement connus, elles ne furent que ponctuelles. Le manque de continuité entre les différents actes entrepris rendit les revendications nationalistes peu crédibles jusqu’au début du XXème siècle.

 

Les débuts du catalanisme politique

 

Le premier parti politique revendiquant une Catalogne indépendante fut créé en 1901. La Lliga Regionalista adoptait une idéologie conservatrice, et à l’inverse d’autres forces politiques, ne réclamait pas forcément une République. Sa victoire électorale permit à son leader Francesc Cambó d’entrer au Parlement, et de faire de la cause catalane une affaire d’état.

Ce parti conservateur aura le monopole sur le catalanisme politique, et ce jusqu’à la proclamation de la Seconde République Espagnole  en 1931. Le parti de gauche Esquerra Republicana de Catalunya est créé. Il devient majoritaire durant cette brève période, obtenant d’importants droits d’autonomie. En effet, la Catalogne devient une « région autonome au sein de l’État espagnol ». Ce statut sera finalement supprimé par Franco dès sa prise de pouvoir en 1936.

À la mort du dictateur en 1975, et après près de quarante ans d’oppression, c’est une nouvelle coalition conservatrice, Convèrgencia i Unio, qui arrive au pouvoir dans un Parlement régional ré-autorisé (la Generalitat). La Catalogne voit donc en l’arrivée de la démocratie une aubaine pour changer de statut, et devient en 1979 une « nationalité » (qui, dans les termes juridiques espagnols, signifie la reconnaissance d’une identité culturelle et historique) et le catalan « langue officielle ».

 

Une accélération notable depuis 2006

 

Le mouvement indépendantiste catalan connait un véritable tournant en 2006. À cette date, le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) occupe le pouvoir central, et se montre plus sensible que son opposant conservateur (PP) aux revendications catalanes. Ainsi, un projet de loi redéfinissant la statut de la région (la notion de « nation » est évoquée) est présenté par les députés catalans.

Le statut entre en vigueur en 2006, mais le PP dépose un recours contre cette loi. Après quatre ans de longues négociations, le parti conservateur obtient gain de cause et voit le terme de « nation catalane » retiré des textes officiels. Trahis par le pouvoir central, les Catalans font prendre aux mouvements indépendantistes une tout autre ampleur.

De grandes manifestations éclatent alors, et près d’un million de personnes défilent dans les rues de Barcelone à plusieurs occasions (le point d’orgue restant une manifestation le 9 juillet 2010), brandissant fièrement l’estelada, drapeau symbolisant la volonté d’indépendance. Le sentiment national catalan n’a alors jamais été aussi fort, et se traduit à travers des ambassadeurs médiatiques, comme les joueurs du FC Barcelone (Gerard Piqué en tête) ou bien l’ex-entraineur du Barça, Pep Guardiola.

Dernier épisode en date de cette lutte acharnée : la consultation du mois de septembre 2014, jugée illégale par le gouvernement central de Madrid. Cette interdiction a valu à l’ex-Président du Parlement Catalan, Artur Mas, une peine d’inéligibilité de deux ans. Cette mésaventure ne semble pas pour autant perturber l’actuel Président de la Generalitat, Carles Puigdemont, qui reste toujours aussi ferme sur sa volonté de conduire la Catalogne vers la voie de l’indépendance.

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